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1er juillet 2016 - La culture, un besoin primaire

C’est lors d’un voyage au Pérou réalisé en 2005 que nous avons constaté comment certaines populations sont déracinées, déboussolées, fragilisées et finalement marginalisées lorsqu’elle sont éloignées de leur culture d’origine. Ce constat, nous l’avons fait à plusieurs reprises depuis, lors des actions engagées avec GreenBees, à l’étranger, mais aussi en France.

Et il ne s’agit pas là de la culture telle qu’elle est promue par le Ministère, celle des élites, des artistes cotés et des musées, mais celle des peuples, bien vivante aujourd’hui. Celle qui puise dans le passé pour vivre le présent et inventer le futur. Celle qui, à la fois participe de l’identité de chacun de nous, et à la fois nous transcende et nous relie aux autres. Celle à travers laquelle nous percevons et interprétons le monde. Celle qui nous donne de la force, de l’assurance et de la fierté.

En voyant des parents émus devant leurs enfants en train de leur présenter une histoire bien de chez eux mise en scènes ou en images, nous avons compris combien cette culture participe de quelque chose de bien plus profond et fondamental. Et ce n’est que dernièrement, au contact de populations exclues, méprisées, mais aussi debout et militantes, que nous avons compris que la représentation des besoins selon la pyramide de Mr Maslow n’est pas bonne. Geneviève de Gaulle Anthonioz a dit, à propos de son expérience dans un camp de sans logis en région parisienne :« Manger, boire, un toit, c’est ce que je peux souhaiter à mon chien, mais un homme c’est autre chose. ». La culture, tout comme la beauté, sont des prérequis à la dignité de chacun, et pas une chose « en plus » qui, si elle est considérée comme telle, devient tout de suite superflue aux yeux de certains.